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Wajiha Jendoubi Le triomphe de l’authenticité

Prise dans l’entourloupe des représentations de son One Woman Show“ Madame Kenza ”, l’actrice Wajiha Jendoubi trouve difficilement le temps pour s’occuper d’autres choses. Le succès qu’elle rencontre à travers cette pièce de théâtre se confirme en grandissant d’une représentation à une autre, dans une œuvre longtemps attendue, reportée et remodelée selon sa carrure par son auteur Moncef Dhouib, et où elle remplace Sofien Chaâri.

Kairouanaise, née sous la bénédiction de Dieu et du Saint“ Sidi Sahbi ”,
elle a toujours été attirée par les planches des scènes de théâtre. De nature gaie et charmante, pertinente et sans-gêne, imaginative et respectueuse, Wajiha Jendoubi a réussi ses études théâtrales avec brio en 1995.

Elle clôture avec un projet de fin d’études écrit par elle-même avec l’aide d’un autre étudiant, en jouant pour la 1ère fois en public le rôle d’une future mariée, un moment qu’elle décrit comme inoubliable.

Vite remarquée par les réalisateurs tunisiens, elle n’a fait que confirmer un talent de grande qualité artistique qu’elle a mis en valeur dans plusieurs feuilletons télévisés. Elle a su capter l’attention des téléspectateurs en devenant un visage très familier et recherché.

Il va sans dire que malgré son jeune âge, tout au début de sa carrière d’actrice, Wajiha a tenu quand même à sélectionner les rôles qu’on lui attribue en fonction du personnage et du scénario.

Elle a joué dans “ Ikhwa we Zman ”
(frères et temps), “ Mnamet Aroussïa ” (le rêve d’Aroussïa), et plusieurs autres feuilletons. Mais, “ Awdet el Miniar ” (le retour du miniar), reste pour elle la meilleure œuvre, gravée dans sa mémoire à tout jamais.

Sa déviation vers le One Woman Show est due au fait qu’elle s’est découverte, passionnément, le plaisir d’être seule maîtresse à bord sur la scène. Son objectif est de se donner à fond pour tenir en haleine son public, en s’éclatant et en faisant sortir tout ce qu’elle a dans le ventre.

“ Madame Kenza ”, dont les représentations continuent à Hambourg, Sfax et Tunis, achève l’année 2010 avec plus de succès que prévu. Le duo Moncef Dhouib/Wajiha Jendoubi a bien fonctionné, et une autre pièce prendra bientôt le relais. Wajiha nous révèle déjà son nom : “ Achiri L’awel ”
(mon premier compagnon).

Mais, il faut revenir un peu sur la seconde passion de Wajiha, l’écriture de scénario. Elle s’attelle actuellement à terminer le scénario d’une Sitcom qui sera diffusée par TV7 en 2011, il s’agit d’“ El Ma­tar ”
(l’aéroport), dont l’histoire se dé­roule entièrement à l’aéroport. Bon courage !